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Le blog d 'Atikin

Dans nos termitières

Rédigé par Atikin Publié dans #poésie

Dans nos termitières verticales

Ou allongées

Certains uniformes ont revêtu

Les vapeurs étourdissantes

De nos instincts primesautiers.

On pense

unis

On unit nos pensées

On les draine

Vers celui qui

vient d’arriver,

Et pourrait bien

être

Cassé

Coloré

Emergé

Sans bras

Sans pieds,

Avec quelque chose en moins

Ou quelque chose en plus

Qui sait ?

Dans nos termitières écervelées

de longs sillons se sont creusés

Un champs de pierres a poussé

Pour le nouveau discordant

Qui ne pourra accéder

Aux laissez-passers.

_______________________

Dans nos termitières

Normalisées

On ne sait pas quoi faire

De certains objets vivants identifiés.

Leurs étrangetés

Leur impuissance à

Courir

Gagner

Dominer

Leur impossibilité de produire

L’électricité classique

Du grand échafaudage

De nos rouages urbains

Les ont décalés

Tout naturellement

Vers les territoires éloignés

De continents oubliés.

Nos mécanismes bien huilés

Ont su créer

Tout exprès

Des clubs

Réservés

Aux nouveaux étrangers

Associés

Regroupés par libellés.

________________________

Dans nos termitières évoluées

Au barreau suprême de leurs apogées

Quelques facettes non qualifiées

Ont échappé à nos vues.

D’invariables portes fermées

Diverses sortes de fenêtres bouchées

Ont trop souvent raison

De la raison de beaucoup de pas

Errants

Se côtoyant

Juxtaposés

Collés, sans le savoir

Superposés, souvent,

A la recherche d’une option opportune

Capable de combler

Les gouffres intérieurs

De leurs désarrois grandissants.

Dans nos termitières évolutives

Boostées par un miroir d’horizons

Capable de chauffer

Puis de recouvrir

Toute une cité d’accéssibilités

Aujourd’hui conformes

Autrefois inconnues,

La clef du confort

N’a pas raison

De celui qui subit

La dégradation imposée

Par des graines de néant

Survenues

A point nommé

Lorsque seule finit par subsister

Avec lui

En lui

L’amie, ennemie

Solitude.

Les précieux bienfaits

De nos savoureuses aises

Ont posé leurs limites

Avec des coulées

De silences battus

Par les sombres bactéries

De la mélancolie

Sillonnant le creux des canapés.

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